Le terrier de Nil-the-Frogg

05 décembre 2011

Visages variés

Voici un petit pot pourri d'études de visages, toutes au graphite et sur des papiers divers, depuis la feuille pour imprimante jusqu'au papier à grains grossiers.

 

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20 novembre 2011

Semblants de sanguine

 

Et voici un assortiment d'anciens dessins à la sanguine...

 

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11 novembre 2011

À nos amis numérologues

Eh non, rien de spécial à dire en cette minute si spéciale, mais j'imagine qu'on ne peut pas ne rien faire, si ?

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05 novembre 2011

Prendre Personne dans les fers

 

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30 octobre 2011

Bain de boue

Quelque part dans un trou, un jour de mai 1915.

Il n'y a plus d'horizon. Le monde n'existe plus, il cesse à quelques dizaines de mètres à peine. L'univers a fondu, il colle partout. La boue, c'est le dernier enfer à la mode. Partout, le regard bute sur des murailles de boue, sur des uniformes boueux, sur des remblais englués, sur des hommes de glaise. Il paraît que c'est bon pour la peau, mais les démangeaisons sous ma barbe ne sont apparemment pas d'accord. J'ai toujours de la terre sur les mains, qui colle ou craquèle, et nulle part où l'essuyer. À force, je n'ai plus d'autre goût en bouche. Et d'ailleurs, les rations contiennent-elles autre chose ?

Je ne suis même pas sûr que mon fusil soit encore en état de tirer. Cela n'a pas beaucoup d'importance. On me parle de nouvelles technologies, mais je n'ai tué qu'à coup de pelle ou de crosse. Les beaux messieurs dans les salons, qui déplacent leurs soldats de plomb en sirotant du Veuve Cliquot devraient essayer un jour : c'est exaltant de sentir dans le manche de la pelle céder les os de l'ennemi. Ou du camarade, je ne sais plus. Comment faire la différence ? Nous sommes tous couleur d'argile, de toutes façons. Et si la boue rougit, elle boit tout sans se plaindre. Tout sauf les odeurs, bien sûr, à nous faire regretter l'hiver nos doigts gelés, nos nuits tremblantes.

On me demande ce qu'il est possible de faire pour le moral des troupes. De la gnôle ! De la gnôle, Madame la censure, c'est tout ce que je demande. Tant qu'à n'avoir plus d'horizon, qu'au moins il soit flou.


                                                                              Caporal Personne

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23 octobre 2011

Tête à claque du tôlier

 

 

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C'est ta tête à claque satanné tôlier qui ne poste pas pendant des mois.

 

 

 

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05 décembre 2010

À rez de rets

Raison prise en rets
Soufflée par le vent d'automne
La verdeur du rêve.

rets

Try thee not
To untie this tight knot,
Lest it both entangles
And strangles.

 

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10 octobre 2010

Corps à cornes

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Faire front contre l'autre
Sous l'implacable canicule.
Furieuse faim.

 

 

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13 septembre 2010

Vie de vide

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Quand l'ellipse se fait spirale,
que le centre prend la tangente,
la triste routine se réinstalle
le long d'une orbite indigente.
Et le crayon dans sa poursuite
ne laisse sur le papier froissé
qu'un peu de poudre de graphite,
comme une ombre oubliée du passé.

 

 

 

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10 avril 2010

Route Rio Tristesse

Il était fatigué, ou plutôt las. Ces trajets hebdomadaires pour rentrer au bercail après une semaine de dur labeur finissaient par lui taper sur le système. Oh, ce n'était pas qu'il détestât conduire, au contraire : il en profitait pour laisser vagabonder ses pensées, avec l'impression d'être à l'abri dans la bulle de l'habitacle. Mais c'était éreintant, surtout l'hiver quand tout le trajet se faisait de nuit après une semaine passée sans apercevoir le soleil. Sans parler de sa bagnole déglinguée dont il se demandait par quel espèce de miracle elle avait pu passer le contrôle technique.

En plus, il était constipé depuis l'avant veille et commençait à avoir mal au ventre. Et pour couronner le tout la dernière cassette potable dont il disposait s'était dévidée dans l'autoradio deux minutes après qu'il l'y eut enfournée. Il avait perdu plus de cinq minutes sur un vague bas-côté pour extraire le ruban brun du mécanisme dans lequel il s'était emberlificoté. Bien entendu, la cassette était foutue : pas de « Highway to Hell » ce soir. En fouillant bien parmi les vieux chiffons, bidons, sacs en plastiques et bouteilles plus ou moins pleines de liquides variés, il avait fini par exhumer une cassette d'orgue et de chorales dont il se demandait même comment elle avait pu échouer là. Contre toute attente, ce n'était pas si mal, mais il aurait préféré quelque chose de plus enlevé pour l'aider à lutter contre le sommeil.

Il n'était pas question d'emprunter l'autoroute, trop onéreuse à la longue. Et d'ailleurs, passés les cent cinq kilomètres à l'heure, sa voiture se mettait à vibrer au point qu'on se demandait si elle n'allait pas semer des pièces sur la chaussée. Alors son périple était un enchaînement de ronds-points, de déviations, de glauques zones commerciales et de petits bourgs miteux aux façades lépreuses, qui se faisaient surtout remarquer par leurs feux-rouges et leurs ralentisseurs. Il profitait d'ailleurs des feux pour rouler ses clopes, mettant souvent longtemps à démarrer lorsque revenait le vert. Aucune importance : les rues étaient généralement désertes.

C'est dans l'un des plus gros de ces bourgs qu'il avisa une autostoppeuse en jeans qui se pencha ostensiblement à son approche, pouce tendu. Il hésita. D'un côté il était toujours méfiant : on racontait tant d'histoires de guets-apens qu'elles finissaient par paraître presque crédibles à force d'être rabâchées... D'un autre côté, cela lui ferait un peu de compagnie. En plus, il ne devait pas y avoir beaucoup de passage et la malheureuse risquait d'attendre longtemps. Et puis, une autostoppeuse... Qui sait ? Elles ne doivent pas toutes être comme celle de Renaud. Il s'arrêta à sa hauteur et, ne disposant pas de système électrique, s'étira pour baisser la vitre côté passager afin de lui demander où elle allait. Il entendit des rires qui s'échappaient d'un bar encore éclairé, à proximité.

« S'pas très loin, juste en bordure d'la ville après la zone commerciale. » Répondit la jeune femme basanée avec un fort accent dont il ne sut déterminer l'origine. Bazardant sur la banquette arrière l'invraisemblable fourbi accumulé sur le siège passager, à commencer par les reliefs de son repas, il l'invita à monter.

Il insista pour qu'elle boucle sa ceinture de sécurité et nota deux choses pendant qu'elle s'exécutait : une nette fragrance d'alcool et le fait qu'elle n'était peut-être pas si jeune en fin de compte. C'était difficile à dire. D'un côté elle avait indéniablement un air juvénile, mais d'un autre ses mains comme son visage étaient très marqués sans qu'on puisse préciser si c'était par les difficultés de la vie ou par le temps. Entre vingt-cinq et quarante ans, estima-t-il, tout en complétant sa fourchette déjà large d'un vague « probablement pas plus ou alors elle est super bien conservée ». Pas de fil d'argent dans la sombre chevelure frisée qui lui tombait sur les épaules... Mais il y a de très bonnes teintures. Et puis qu'importe ?

« S'gentil d'm'emmener. » Elle avait l'air pensif et un peu intimidé.

« Oh, c'est avec plaisir. D'autant que ce n'est pas forcément prudent l'autostop, surtout à cette heure. »

« Ouais, chais bien. Mais s'fait loin à pieds et pis j'le sens pas... » Elle eut soudain l'air gêné, le regard baissé sur ses baskets déglinguées. « J'ai... Un peu trop bu. Chuis ivre... Pardon. »

Un peu interloqué, il ne sut quoi répondre. Pendant un instant, il n'y eut que les chœurs et le ronron du moteur pour meubler le silence. C'est elle qui reprit, d'une petite voix. « Les gens sont méchants, ici. Même au bar, y m'font boire mais y m'aiment pas. Y s'moquent et pis tout s'qu'y veulent...C'est... y... » Elle hésita quelques secondes. « Et pis, tout est triste, même quand y a l'soleil. »

Comme elle se taisait, perdue dans sa mélancolie, il demanda doucement : « D'où venez-vous ? »

« Rio. Au Brésil. » Cru-t-elle bon de préciser. « Vous connaissez ? »

« Eh bien, les plages, le soleil, le Pain de Sucre, la statue du Christ, mais c'est tout vraiment. Les clichés habituels. Oh, et le carnaval, évidemment. »

« S't'une belle ville vous savez. »

Ils se turent, laissant les chants les bercer. Il s'arrêta bientôt à un feu qui venait de passer au rouge. Comme elle le regardait intensément, il finit par la dévisager à son tour. Elle était maigre, avait un nez effilé, la peau sèche et marquée de petites rides. Mais ce qui fixait immédiatement l'attention était ses yeux rougis braqués sur lui avec une insistance qu'il interpréta comme de la passion, à moins que ce ne fut de l'espoir, ou même de la vénération ? De toutes façons il n'était pas doué à ce jeu de devinette.

Elle lui saisit la main droite, posée sur le levier de vitesses. « Est-ce que... Vous êtes prêtre ? »

Sa voix vibrait d'attentes et d'espoir, pas de doute là dessus. Embarrassé, il prit doucement ses mains entre les siennes. « Non, pas du tout. Je... Je ne puis vous confesser, vraiment, mais si vous avez besoin de parler, ça peut quand même faire du bien. »

Elle avait les yeux humides. Si elle était dépitée, elle ne le montra pas. « S'fait longtemps qu'j'ai pas rencontré quelqu'un d'gentil... »

Le feu passa au vert. Il redémarra.

« T'vas où comme ça ? » S'enquit-elle.

« Je rentre chez moi. Je travaille assez loin alors je ne reviens que les week-ends. »

« T'retournes voir ta femme ? »

« Ma petite amie, oui. »

Elle lui jeta un regard en coin. « L'a d'la chance. »

Il préféra la questionner plutôt que de répondre : « Il y a longtemps que vous êtes ici ? »

« Cinq ans. » Elle hésita un moment. En dire plus ? Oui, dut-elle décider. « Chuis v'nue comme si j'fuyais. Avec quelqu'un. Au début, s'tait bien. Pis t'sais... C'est comme quand la mer fout l'camp... T'as les sal'tés qui restent traîner su'l'sable. Pis comme personne en veut, elles restent là. »

Un silence gêné s'installa, renforcé par un blanc entre deux morceaux de chant. Il finit par répondre avec un lieu commun, qu'il trouva un peu benêt, mais qui permettait de lever la tension.

« Mais la mer finit par remonter, vous ne pensez pas ? »

« P'têt. Mais assez ? »

Nouveau silence.

« Et que faites-vous dans les parages ? »

« Ben, t'sais... Quand tu parles pas bien, qu't'as pas d'diplômes, s'la démerde. Les marchés, les p'tits boulots, les magouilles. »

Il trouvait qu'elle ne parlait pas mal, en fait, hormis l'accent qui rendait parfois la compréhension délicate. Mais bon, que dire ? Un passe partout : « Galère... »

« Ouaip. »

« Et vous ne préféreriez pas retourner au Brésil ? »

« S'pas facile. Tiens, c'est là... »

Elle désignait un alignement de maisons mitoyennes parallélépipédiques dont les murs étaient recouverts d'une espèce de revêtement blanc sale, craquelé ou même tombé par places. Les volets vermoulus étaient clos pour la plupart, quelques uns s'ouvrant sur les puits de ténèbres des fenêtres. Il parqua la voiture mais ne coupa pas le moteur. « J'espère que ça va s'arranger pour vous. Il ne faut pas perdre courage. »

Avec les chœurs toujours lancinants, il se croyait vraiment dans le rôle du bon père. Ça ne l'amusait pas vraiment, même s'il trouvait la situation captivante. Elle avait ouvert la portière mais ne descendait pas. Elle le regardait toujours avec un intense air d'admiration quasi mystique. Sans doute était-elle aussi prise par l'ambiance. Tout ça pour une bête cassette même pas prévue au programme...

« Faut vraiment qu't'y ailles ? T'veux pas t'arrêter un moment ? »

« Oui, enfin non... Je suis attendu. »

Elle hocha la tête, déboucla sa ceinture, puis se ravisa. Elle saisit à nouveau la main qui reposait sur le levier de vitesse. « T'veux même pas manger un truc ? J'ai préparé de la feijoada, t'connais ?"

"Non, mais... Je peux rien avaler." Il se força à un rire léger pour tenter de détendre l'atmosphère. "J'ai un peu abusé du riz dernièrement, je crois !"

Cela suffit à la faire sourire. "Ah, ben alors... Un café ? Pour pas qu'tu t'endormes ?" Elle lui effleura la cuisse.

« Vraiment non, c'est très gentil. Je ne voudrais pas que ma copine s'inquiète. Je dois y aller. »

Visiblement un peu triste, elle marmonna : « L'a d'la chance. »

Il s'efforça de lui retourner un sourire franc, sans laisser de place à la pitié, bien qu'il ne pût s'empêcher d'en ressentir un peu. « Tu es adorable, vraiment. Ne te laisse pas abattre. Des gens bien, il y en a plein, il suffit d'un peu de chance, quitte à la provoquer. » Y croyait-il lui même ? Il n'aurait pu en jurer, mais ce n'était pas important.

Il serra ses mains froides en la regardant dans les yeux. « Il faut garder courage, la chance peut toujours tourner. L'important, c'est de savourer tous les bonheurs et d'en tirer de la force. »

Il songea que c'était vraiment la Pitié qui se foutait de la Charité, mais n'en laissa rien paraître. Il lui lâcha les mains et, après un dernier échange de sourires penauds, elle descendit de la voiture et en referma la portière. Il enclencha une vitesse et repartit, non sans lui avoir fait un petit signe d'adieu. Il vit bien qu'elle avait les yeux humides, mais elle semblait néanmoins plus épanouie qu'au début de leur discussion.

Il poursuivit donc sa route, oublieux du morne enchaînement de lieux d'autant plus connus qu'ils se ressemblaient tous peu ou prou, perdu qu'il était dans le ressassement d'une bonne conscience repue. Eh quoi ! Il avait fait son possible pour aider. Et puis, il avait marqué quelqu'un. Qu'y a-t-il de plus délicieusement savoureux pour l'ego que de marquer quelqu'un en bien, fut-ce par la tristesse et la frustration ? Voilà au moins un souvenir qui pourrait longtemps lui rester plaisant.

Elle regarda la voiture s'éloigner puis disparaître. Elle était transie. Un vent froid s'insinuait sous sa veste en denim. Elle tituba quelque peu pour rentrer chez elle mais avait pourtant l'impression d'être dégrisée, lucide. N'ayant pas de souvenir de sa dernière goutte d'huile, la serrure de la porte d'entrée de la bâtisse la fit batailler un peu avant la laisser pousser le lourd battant dont la partie inférieure, gonflée suite à une série d'inondations, s'effritait peu à peu. Elle gravit les escaliers abrupts jusqu'à son studio, au second, en s'appuyant à la rampe branlante mais en évitant de toucher les murs au plâtre suintant que mouchetaient algues et moisissures. Le minuscule appartement qu'elle louait difficilement avec sa maigre bouchée de pain mensuelle était heureusement en meilleur état que les communs malodorants. À peine.

Elle avait fait des tentatives louables pour rendre le logement moins sordide, notamment en cassant la crudité des ampoules électriques par des abats-jours pastels et en cachant les murs gondolés d'humidité à l'aide de draps pendus au plafond. Comme elle n'avait pas les moyens pour de beaux tissus, on se croyait plus dans une penderie que dans un coquet salon cossu. Le résultat final était assez mitigé.

Après avoir verrouillé sa porte et abandonné les clefs sur un petit guéridon, elle fit un passage aux toilettes. Évidemment elle pensait à ce type, avec un mélange de joie, d'espoir un peu fou et une intense frustration. Peut-être aurait-elle du insister ? Mais à quoi bon ? Savourer tous les bonheurs ? Peut-être... D'abord manger. Et elle prendrait le temps de réchauffer le reste de feijoada cette fois, plutôt que de l'engloutir froid. Et puis ensuite, elle pourrait se faire une gâterie, une petite douceur lubrique... Elle fut soudain prise d'un doute, d'une pointe de culpabilité. Ça se présente comment un ange ? Ça aide et éprouve les humains comment ? Se caresser ? Non... Elle pourrait écrire une comptine en portugais plutôt. Il y avait si longtemps qu'elle ne l'avait fait ! Une petite comptine contant sa rencontre.

Elle se lava les mains, s'aspergea le visage et contempla ses traits tirés dans la glace piquetée. Elle se sentait abrutie de fatigue et d'alcool mais toute emplie de sa pauvre résolution toute neuve. Elle gagna la cuisine où elle alluma le plafonnier. Ce fut la débandade ! Les blattes, chassées par l'importun jour artificiel s'enfuirent en remuant les antennes et partirent se tapir dans les recoins sombres et y attendre que revienne leur tour d'investir les lieux. Elle demeura un instant sur le seuil, les yeux dans le vague. Invoquer le soleil et la danse dans ce gourbi était au delà de ses forces. Une coulée acide s'étirait de son plexus à son nombril. Elle finit par se décider à entrer dans la pièce.

Elle n'avait pas de lecteur de cassettes et encore moins de platine cd, mais son petit poste FM captait tant bien que mal Radio Latina. De la salsa... Pas vraiment sa musique favorite, mais au moins c'était joyeux. Elle tourna le bouton de la petite gazinière. Le brûleur se mit à émettre un doux chuintement. Dans un placard à la porte faussée, elle prit une bonne bouteille de cachaça qu'elle gardait de côté depuis longtemps. Elle s'installa à sa table en formica avec un verre à liqueur et savoura longuement son dernier rhum.

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